Depuis le début de l’année 2021, les signes fondamentaux d’une reprise de l’économie mondiale en relation avec le reflux de la pandémie du Covid-19 ouvrent de nouvelles perspectives favorables pour l’ensemble des économies, notamment, celles développées et émergentes.

 Dans un tel contexte, les principaux indicateurs macroéconomiques et budgétaires de notre pays confirment une certaine reprise de l’activité économique et montrent une prise en charge des besoins des citoyens en matière de revenus et de couverture sociale et sanitaire.

 L’année 2021 devra être consacrée à la stabilisation des fondamentaux de notre économie, à travers un retour progressif de l’activité économique à des niveaux permettant le rattrapage des pertes subies en 2020 et une atténuation des déséquilibres internes et externes des comptes de l’Etat.

 En effet, la croissance économique de notre économie a été revue à la hausse et devrait se situer à +4,2% en 2021 (contre +3,98% dans la LFI 2021), en relation avec le retour progressif de l’activité économique suite à l’amélioration de la situation sanitaire après le repli de la pandémie.

 Cette amélioration sera principalement tirée de l’amélioration de la croissance du secteur des hydrocarbures et hors hydrocarbures qui atteindraient +10,1% et +3,2% respectivement.

 La croissance Hors hydrocarbures se situerait à +3,2% dans la LFC 2021, contre +2,4% prévue dans la LF 2021, pour tenir compte de la reprise de l’activité des secteurs de la construction (+3,8%) et des services marchands (+3,6%).

 La reprise de l’activité économique est reflétée,par le niveau des recouvrements fiscaux, effectués par l’administration des impôts, par une hausse de 9,5% à fin avril 2021 (807,65 Mrds DA), par rapport à la même période de 2020 (737,69 Mrds DA).

 L’évolution de l’inflation moyenne en 2021devrait se situer autour de 4% en relation avec la reprise de l’activité et le retour progressif à l’approvisionnement normal des marchés, notamment, alimentaires.

 Les échanges commerciaux de l’Algérie, au cours des cinq (05) premiers 2021, se sont caractérisés par une atténuation du déficit de la balance commerciale de 68%, déficit qui est passé de -3,9 Mrds $US à fin mai 2020 à -1,3 Mrds $US à fin mai 2021.

 Cette atténuation est à mettre en faveur d’une part, de la forte augmentation des exportations globales de marchandises et d’autre part, aux mesures prises par les autorités publiques pour encadrer le commerce extérieur et qui ont permis de limiter les importations à hauteur de 15,2 Mrds $ au cours des cinq premiers mois de 2021, contre 18,9 Mrds à la même période de 2019, soit un repli de près de 20%.

 En effet, les exportations d’hydrocarbures ont augmenté de +32,70%  et les exportations hors hydrocarbures de +81,71%.    

 Le taux de couverture commerciale s’est amélioré puisqu’il a atteint 92% à fin mai 2021 contre 72% à fin mai 2020.

 En ce qui concerne le budget de l’Etat, le Gouvernement, en application du programme de Monsieur le Président de la république, poursuit la mise en œuvre de la stratégie qui repose sur la maîtrise de la dépense publique et l’amélioration progressive des recettes fiscales, tout en préservant le soutien de l’Etat aux populations vulnérable à travers les transferts sociaux.

 C’est ainsi qu’en plus des transferts sociaux, notamment, les subventions, l’Etat a renforcé la couverture sociale et sanitaire par l’octroi au titre de l’année 2021 des dotations budgétaires pour soutenir les pertes de revenu des ménages et la baisse de l’activité des entreprises et des professions libérales par des mesures financières et fiscales relatives aux reports des paiements arrivés à échéance pour les remboursements des crédits et intérêts ainsi que les paiements fiscaux.

 Dans le cadre de l’atténuation des impacts de la crise sanitaire du Covid-19, l’Etat a alloué des dotations budgétaires au titre l’exercice 2021 qui se sont élevées à près de 530,0 Mrds DA.

 En ce qui concerne les mesures prises par les pouvoirs publiques pour atténuer l’impact de la crise sur les entreprises économiques et commerciales  il est a signalé, qu’ en plus des mesures fiscales, dont l’effet cours jusqu'à juin 2021, l’année 2020 et début 2021 a été caractérisée par une très grande mobilisation des institutions et établissements financiers publics pour porter assistance aux opérateurs économiques, exploitants, investisseurs et industriels, mis à rude épreuve dans la poursuite de leur activité par les effets négatifs de la pandémie du COVID-19.

Les mesures prises, dont l’échéance initiale d’application était fixée à septembre 2020, ont été maintenues une première fois à fin décembre 2020 et une seconde fois jusqu’à fin mars 2021, et une troisième fois à fin juin 2021.

Elles portent notamment

  • Le report des échéances de 06 à 12 mois sur les crédits d’investissement et d’exploitation avec maintien des avantages liés à la bonification du taux d’intérêt pris en charge par le Trésor ;
  • La prorogation des différés de paiement sur l’investissement de 12 mois ;
  • Des délais supplémentaires d’utilisation des crédits de 12 mois ;
  • Le renouvellement des crédits d’exploitation ;
  • Le rééchelonnement ou la consolidation des échéances échues ;
  • L’exonération de la clientèle du paiement des pénalités de retards.

 Ces mesures se sont traduites par le traitement d’un nombre très important de demandes de report ou de glissement d’échéance, émanant de la clientèle, à la fois du secteur public et privé. 

A ce titre certaines entreprises ont bénéficié de plusieurs reports pour la même échéance, d’autres ont bénéficié d’un report pour l’ensemble de leurs crédits (exploitation et investissement).

Il est à rappeler que  les crédits à l’économie alloués uniquement  par les banques publiques  ont  atteint à fin mars 2021, un encours de plus de 9711 milliards DA( en augmentation de 67  milliards DA par rapport à fin décembre 2020),dont 4087milliards au secteur privé.

La part des crédits d’investissement représente 75 % du  total des crédits accordés par les banques publiques. Ces crédits ont connu une évolution de 5 milliards DA.

Concernant les crédits d’exploitation, ils ont enregistré une hausse de 64 milliards DA. Cela démontre l’effort considérable déployer par le secteur bancaire pour accompagner le secteur économique national dans la perceptive d assurer une reprise parraine.  

 En outre, et en application de l’instruction de Monsieur le Ministre des Finances relative au délais de traitement des dossiers de crédit, lequel ne doit pas dépasser 30 jours, les banques publiques ont procédé à l’actualisation de leurs procédures en matière de traitement des dossiers de crédit, entre autres, le développement de solutions informatiques, portant sur la dématérialisation des dossiers de crédit qui contribuera, à réduir davantage les délais, et se conformer par conséquent aux dispositions de cette instruction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Zoom sur les chiffres