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CNED: Baisse du recours aux réévaluations des grands projets d’équipement public

Le management des grands projets d’infrastructures a connu une nette amélioration lors des deux dernières années, permettant de réduire sensiblement le recours aux réévaluations des coûts de ces projets, a indiqué mardi 28 janvier 2014, le Directeur Général de la Caisse Nationale d’Equipement pour le Développement (CNED), Amar Grine.

"Cette amélioration a notamment porté sur une meilleure maturation des projets en plus de la mise en œuvre des études de faisabilité économique et d’impact sur l’environnement et la population", a-t-il déclaré à la presse en marge d’une journée sur l’évaluation de la mise en œuvre du guide de management des grands projets d’infrastructures économiques et sociales.

Selon M. Grine, il y a une amélioration dans la conduite des projets dans la mesure où les maîtres d’ouvrages se sont conformés aux dispositions et prescriptions mises en place par la CNED et ont introduit la notion de la maturation des grands projets en trois phases : l’identification, la faisabilité et la préparation à la réalisation.

"La nécessité de procéder à une expertise des études de maturation des grands projets avant la réalisation a été également introduite à travers le guide de management des projets, mis en œuvre par la CNED en 2010", a jouté M. Grine.

Ces avancées, a-t-il poursuivi, ont permis de réduire sensiblement le recours aux réévaluations des projets, notamment au cours des deux dernières années.

"Lors des deux dernières années, nous avons commencé à recevoir des dossiers d’études conformément à ce qui a été prescrit par le guide", a souligné le premier responsable de la CNED.

La décision du gouvernement de soumettre chaque réévaluation supérieure à 15% du coût initial du projet à une approbation du Conseil des ministres a également réduit le nombre de recours à ces révisions, souvent à la hausse, a-t-il estimé.

D’autres aspects "non satisfaisants" persistent encore et pèsent sur la bonne conduite des grands projets, a-t-il regretté, mettant en avant, entre autres, "le manque de coordination lors de l’exécution du projet et la non libération d’emprise (procédures d’expropriation) en temps opportun".

De son côté, le ministre des Finances, Karim Djoudi, présent à la rencontre, a mis l’accent sur "l’amélioration constatée en matière d’élaboration des études de maturation (...) qui a permis de mieux cerner les objectifs du projet et d’en préciser les avantages et les effets induits".

Mais malgré cette amélioration, "force est de constater que certaines insuffisances, voire lacunes, persistent particulièrement en matière de préparation et d’exécution des projets, ce qui se traduit systématiquement par un allongement des délais et une réévaluation des coûts de réalisation", a-t-il ajouté à l’ouverture des travaux de la rencontre.

32 milliards de DA économisés depuis 2010

Le ministre a, d’autre part, souligné la nécessité d’évaluer la mise en œuvre du guide de gestion lancé en janvier 2010 par la CNED. Cette évaluation doit porter, selon M. Djoudi, sur les insuffisances et contraintes rencontrées dans l’application des prescriptions du guide ainsi que la pertinence de ces prescriptions notamment leurs adéquations aux particularités sectorielles et aux conditions de l’environnement du projet.

Par ailleurs, le respect des prescriptions contenues dans ce guide ont permis d’économiser près de 32 milliards de dinars depuis 2010, soit "40 km d’autoroute ou 18 km de ligne de tramway", a précisé Radhia Ayadi, directrice des infrastructures de transport à la CNED.

Portant, notamment, sur une meilleure maturation des études préalables aux projets d’investissement public, ces actions ont également permis d’améliorer la qualité de la préparation de ces projets et l’implication, durant le déroulement des projets, des opérateurs économiques concernés par la réalisation, a ajouté Mme Ayadi, qui présentait les résultats des activités d’évaluation et de suivi des projets par la CNED.

Abordant, avec plus de détail, les anomalies et insuffisances relevées en matière de conduite des projets, Mme Ayadi les a répertoriés en deux volets.

Le premier concerne la revue des études (insuffisance de certaines études, surdimension du projet, inadéquation du délai de réalisation avec l’importance du projet), tandis que le second volet porte sur le suivi de réalisation (lancement de projets sur la base d’études non maturées, lenteur des procédures d’expropriation, manque de suivi des mesures environnementales...).

La CNED a traité 68 projets en revue d’études et 46 projets en suivi de réalisation répartis notamment sur les secteurs des travaux publics, les transports, les ressources en eau et l’aménagement du territoire. Ces projets totalisent quelque 4.800 milliards DA, selon des chiffres avancées lors de la rencontre.

Le guide de management des grands projets d’infrastructures a été mis en œuvre en janvier 2010 par la CNED dans le cadre d’une collaboration avec la Banque mondiale (BM) et constitue un outil pour mieux suivre, évaluer et contrôler la dépense publique en ce qui concerne les grands projets d’équipement.

Il s’articule autour de trois éléments, à savoir la maturation, le suivi de la réalisation et l’évaluation rétrospective des grands projets.

Sa mise en œuvre s’inscrit dans le cadre de l’efficience et la rationalisation des dépenses publiques, notamment celles relatives à l’équipement.

Entrée en activité en 2007, la CNED a pour mission d’évaluer les projets de transport, des travaux publics, des ressources en eau, l’aménagement du territoire, de l’énergie et des infrastructures sanitaires et universitaires.

 

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