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Placement des réserves de change : l’Algérie maintient son choix pour les valeurs d’Etat

Le ministre des Finances, Karim Djoudi, a écarté, mercredi 26 septembre 2012, le recours de l’Algérie au placement d’une partie de ses réserves de change en parts de sociétés à l’étranger, réitérant le choix stratégique du pays à placer ses fonds en devises en valeurs d’Etat, à rendement modeste mais à risque minime.

Interrogé par des journalistes sur un éventuel recours de l’Algérie à l’achat de parts de sociétés à l’international pour augmenter la rentabilité de ses réserves de change, M. Djoudi, qui s’exprimait en marge des débats du plan d’action du Gouvernement par l’APN, a répondu : ’’non, ce n’est pas le choix de notre gestion des réserves de change’’.

’’A l’heure actuelle, nous sommes dans une logique de fonds souverains, mais investir nos fonds en devises sur des parts de sociétés n’est pas notre choix de gestion’’, a-t-il dit.

L’Algérie est ’’sur des actifs publics que sont les valeurs d’Etat qui constituent des risques souverains alors que des sociétés (étrangères) qui semblent en bonne situation se déclarent subitement en faillite’’, a-t-il affirmé en allusion aux risques trop élevés de tout placement en parts de sociétés.

La gestion des réserves de change de l’Algérie repose sur la limitation des risques, la garantie de la liquidité avec un ’’minimum’’ de rendement, a-t-il rappelé.

Les réserves de change de l’Algérie ont atteint 186,32 milliards de dollars à la fin du 1er semestre 2012, en hausse de 4 milliards de dollars par rapport à la fin de 2011.

Interrogé par ailleurs sur les nouvelles mesures proposées dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2013, le ministre a souligné qu’elles portent essentiellement sur des facilitations d’ordre fiscal en insistant sur le fait que le "Gouvernement attendait en contrepartie que les investisseurs puissent participer de plus en plus à la création de richesse et d’emploi et au financement des grands projets publics" en Algérie.

Quant au projet de développement du système de paiement électronique, le ministre a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un problème de réforme mais de comportement. "Nous avons maintenant deux possibilités : soit nous attendons que les gens s’acclimatent aux modalités de paiement par carte ou nous imposant, de façon autoritaire, le recours aux nouveaux instruments de paiement", a-t-il dit sans préciser l’option du Gouvernement.

Pour ce qui de l’assainissement des comptes spéciaux du Trésor, entamé cette année, il a fait savoir que le PLF 2013 prévoyait la clôture ou le regroupement d’un certain nombre de comptes sans préciser leur nombre ou leur nature. Il a encore assuré que ces comptes fonctionnaient sur la base des règles de la comptabilité publique soit les mêmes règles appliquées au budget de l’Etat.

M. Djoudi s’est par ailleurs refusé d’évoquer le dossier Djezzy se contentant de réaffirmer que "les négociations se poursuivaient".





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